Merci Jean-Paul pour cette rando oenologique...
Une petite remarque, on avait bien le seau à glace et les verres, mais il manquait juste la bouteille.
OENORANDO A GIGNAC
Rien n'arrete le pelerin , rien ne résiste aux bartassiens . Benjamin en manque d'essence , et non en manque de sens ni des sens , Jean et Anne revenus indemnes des states, miraculés de la Covid et surtout de la nourriture américaine ( enfin nourriture entre guillemets ) Nelly en transit entre Espagne et Jordanie , excusez du peu , Renée et Gil en voisin et tous ceux de l'est ….de montpellier étaient présents pour féter Bacchus
Mais avant toute chose je tiens à remercier Jeanne qui a poussé le sens de l'esthétisme de l'harmonie et de la circonstance en sortant pour l'occasion ses petites soquettes couleur lie de vin . Jeanne a toujours eu le sens du remarquable .
Le décor étant planté nous pouvions nous mettre en mouvement .
Les deux premiers kms nous menèrent aux ruines de l'église romane de St Martin de Carcares édifiée au XI ieme et dépendante à l'epoque des congrégations d'Aniane et Gellone
Au Mas de Mazet à proximité de l'auberge de l Arbaléte le chef oublia ses batons .
Certainement un acte manqué justifié par la perspective d'un copieux et délicieux repas . Mais le pèlerin ne se laisse pas distraire par les plaisirs matériels ( quoique …)
Au Mas de navas le groupe rencontra quelques cyclistes en herbe ( et l' herbe dépassait à peine du sol ) dévalant les pentes caillouteuses et freinant au mieux de la semelle et bientôt de la plante des pieds
Les estomacs criaient famine . La pause approchait
La réception au château Capion fut grandiose . Une allée de platanes centenaires nous accompagna jusqu'au bassin des Néreides . Le château édifié au 16ieme nous faisait face . Le chatelain accueillant avait préparé nos tables de pique nique sur un grand espace herbeux ombragé afin que nous puissions nous substanter après une matinée harassante et préparer le chemin de retour sous un soleil flamboyant . Il avait même délégué une jeune dame ,apparue sur le perron du château pour nous souhaiter dans un anglais parfait un joyeux moment avant de s'esquiver discrétement Le chai étant fermé pour cause de repos dominical la table se peupla de modestes breuvages euphorisants apportés dans nos sacs . Selon la coutume maintenant établie et respectée un roulé à la confiture d'abricot fut servi par la compagne du chef complété par un gateau aux pommes d'Angélina .
Il fut difficile de quitter un aussi bel endroit . Un passage devant le portail du domaine de Daumas Gassac et le chemins du retour s'annonça .
Jeanne , attirée par quelques raisins non récoltés se précipita , et c'est là que l'expression « mais lache nous donc la grappe» prit tout son sens . Et c'est là aussi que je faillis prendre les « raisins de la colère»en pleine figure .
Une oeno rando ne pouvait que se clore en passant devant la cave de Gignac non sans avoir vu quelques belles portes et portails séculaires concentrès dans les ruelles étroites et sombres du vieux village .
Merci a tous pour votre bonne humeur et votre joie de vivre et et à bientôt sur les chemins
Jean-Paul L.